:: Entre les lignes

Comptes rendus de lectures. Les auteurs de langue anglaise y ont la part la plus importante, car ils savent à côté des aspects techniques du jeu, glisser quelques touches d’humour qui rendent la lecture plus agréable. Disons pour rester agréable, que nos auteurs hexagonaux ont un côté un peu trop cartésien, même si on peut trouver quantité de noms prestigieux parmi eux. Je ne citerai pas le nom d’un grand joueur français récemment disparu mais je confesse n’avoir jamais pu lire plus de deux pages de sa plume : un esprit très scientifique mais un écrivain épouvantable ! On doit toutefois se souvenir de José le Dentu et même un champion tel que Hervé Mouiel me disait sa fierté de figurer dans le fameux Donnes extraordinaires.

Mollo, Reese, Kelsey : tous ces noms appartiennent hélas au passé. Aucun livre technique n’a pu ignorer les découvertes de ces talentueux auteurs, avec une prime à Victor Mollo dont les chefs-d’œuvre de technique et d’humour ne seront jamais égalés. Mais ils ont trouvé de dignes successeurs parmi leurs compatriotes. Notre orgueil national dût-il en souffrir, il faut reconnaître que la littérature bridgesque de langue anglaise reste la meilleure.

Pourtant, mes préférences vont à deux auteurs d’un livre unique mais quel livre : Zia Mahmood, auteur de Bridge my way et Géza Ottlik, co-auteur de Aventures au jeu de la carte. Ce dernier, rappelons-le, était un écrivain hongrois, et c’est à lui qu’on doit la majeure partie de ce livre mémorable.